Vous avez un site WordPress fait il y a 3 ans pour 1 200€. Vous payez 25€ par mois d'hébergement parce que c'est ce qu'on vous a vendu. Vous avez aussi un abonnement de maintenance à 60€ par mois, et de temps en temps une facture pour modifier une page. Vous pensez avoir un site « pas cher ».

En réalité, ce site vous coûte entre 150 et 250€ par mois quand on additionne tout. Soit deux à trois fois plus qu'un site HTML statique livré une bonne fois pour toutes. Voici comment se construit ce coût caché, pourquoi presque personne ne le voit, et comment en sortir.

Ancien site WordPress lent et obsolète, exemple avant refonte

Ancien site WordPress de My Green Event avant la migration vers un site statique SOL·IA, lent et coûteux à maintenir

Le calcul détaillé d'un site WordPress moyen sur 3 ans

Prenons un cas réel : une PME ou un artisan avec un site WordPress de 8 pages livré pour 1 500€ il y a 3 ans. Voici ce qu'il a payé en plus depuis la livraison, calculé sur 36 mois.

Poste de coût Mensuel Sur 36 mois
Hébergement « managé performance »25 €900 €
Maintenance WordPress (mises à jour, sauvegardes)60 €2 160 €
Plugins payants (Yoast Premium, WP Rocket, formulaire pro)22 €800 €
Modifications occasionnelles (15€ × 3 par mois)45 €1 620 €
Refonte template à mi-parcours33 €1 200 €
SSL premium et sécurité add-on8 €290 €
Total réel sur 3 ans193 €/mois6 970 €

Ajoutez le prix du site initial (1 500€) et vous arrivez à 8 470€ sur 3 ans pour un site qui était annoncé à 1 500€. Soit 235€ par mois en moyenne, hors prix d'achat.

Pourquoi personne ne voit ce coût

Trois raisons.

1. Les coûts sont éclatés entre 4 ou 5 prestataires

L'hébergeur prélève 25€ par mois en automatique. Le créateur du site facture 60€ par mois de maintenance. Les plugins se renouvellent annuellement avec un débit isolé. Les modifications arrivent en factures ponctuelles. Personne n'additionne. Vous ne voyez jamais une seule ligne « site web » dans votre comptabilité, vous voyez 5 lignes différentes.

2. Les prestataires WordPress ne le mettent pas en avant

Évidemment. Le modèle économique d'une majorité d'agences WP est précisément basé sur ces revenus récurrents. Un site facturé 1 500€ rapporte 8 000€ sur 3 ans, c'est cinq fois mieux qu'une livraison nette à 3 000€ sans suite.

3. La maintenance « semble nécessaire » pour un WordPress

Et c'est vrai. WordPress demande des mises à jour fréquentes (cœur, thème, 20 plugins) parce que c'est techniquement complexe et constamment ciblé par des attaques. Sans maintenance, votre site se fait pirater dans les 12 mois en moyenne. C'est donc une fausse économie de la couper. Sauf qu'un site statique HTML n'a pas ce problème : zéro plugin, zéro base de données, zéro faille connue.

Le même calcul pour un site HTML statique

Poste de coût Mensuel Sur 36 mois
Hébergement OVH ou o2switch5 €180 €
Maintenance obligatoire0 €0 €
Plugins ou extensions0 €0 €
Modifications faites par le client0 €0 €
Modifications déléguées (option)0 à 30 €0 à 1 080 €
Refonte0 €0 €
Total réel sur 3 ans5 à 35 €/mois180 à 1 260 €

Avec le prix d'achat (entre 990€ et 2 890€ chez SOL·IA selon la formule), on est entre 1 170€ et 4 150€ sur 3 ans. Soit 50 à 70% moins cher que WordPress, à qualité équivalente.

L'arbitrage en une phrase : WordPress coûte plus cher à l'usage, HTML statique coûte plus cher à l'achat. Sur un horizon de 18 mois ou plus, le statique gagne presque toujours pour un site vitrine d'artisan, indépendant ou PME.

Quand WordPress reste le bon choix

Soyons honnêtes : WordPress n'est pas un mauvais outil, c'est juste mal utilisé pour 80% des cas. Il garde du sens dans les situations suivantes :

Pour un site vitrine d'artisan, indépendant, commerçant, profession libérale ou PME service avec 5 à 15 pages, c'est rarement justifié.

Comment sortir de WordPress sans casser votre SEO

C'est la question qui freine la majorité des projets de migration : « Si je migre, est-ce que je vais perdre mon référencement ? » Réponse honnête : non, à condition que la migration soit bien faite.

Trois étapes critiques.

  1. Récupérer toutes les URLs WordPress existantes via les sitemaps (post-sitemap.xml, page-sitemap.xml). C'est ce que Google connaît déjà de vous.
  2. Construire le nouveau site avec les mêmes URLs ou des URLs équivalentes. Quand une URL change, mettre une redirection 301 dans le fichier .htaccess.
  3. Soumettre le nouveau sitemap à Google Search Console dès la mise en ligne. Les positions sont conservées sous 2 à 4 semaines.

Sur la migration WordPress vers statique de My Green Event en 2025, j'ai mis en place 34 redirections 301 sur 34 pages migrées. Zéro chute de positions sur les requêtes principales, et un gain de 40% de trafic organique sur les 6 mois qui ont suivi grâce au gain de vitesse.

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Questions fréquentes

Mon site WordPress fonctionne, pourquoi changer ?

Si votre site fonctionne, charge en moins de 3 secondes, et ne vous coûte rien d'autre que les 60€ d'hébergement annuel, vous n'avez probablement aucune raison de changer. C'est rare. Dans la majorité des cas, un site WordPress « qui fonctionne » coûte en réalité 80 à 200€ par mois en frais cumulés (maintenance, plugins, hébergement managé, modifications), souvent invisibles parce qu'éclatés entre plusieurs prestataires.

WordPress n'est-il pas plus flexible qu'un site statique ?

Oui pour des sites complexes (e-commerce avec plus de 50 produits, blog avec 200 articles publiés par plusieurs auteurs). Non pour un site vitrine de 5 à 15 pages d'artisan, indépendant, commerçant ou PME. Pour ce profil, la flexibilité supplémentaire de WordPress se paye en complexité, en lenteur, en failles de sécurité et en frais récurrents.

Comment migrer de WordPress vers un site statique sans perdre son SEO ?

Avec un plan de redirections 301 méticuleux. Je récupère toutes les URLs WordPress depuis vos sitemaps existants, je construis le nouveau site avec les mêmes URLs ou des URLs équivalentes, et je mets en place des redirections pour les pages renommées. Sur un site bien migré, zéro perte de référencement. C'est ce que j'ai fait pour My Green Event en 2025, avec 34 redirections sur 34 pages migrées et zéro chute de positions.

Mon prestataire WordPress va-t-il accepter de me lâcher gentiment ?

Pas toujours. Demandez par écrit l'accès complet à votre site, à vos identifiants, à votre nom de domaine et à votre hébergement. C'est votre droit. Si on vous bloque, c'est légalement un abus et la CNIL peut intervenir. La plupart du temps, une demande ferme et écrite suffit pour récupérer la main.

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